
Pour sa première conférence, l'AIMA a invité en mai 1998 l'ethnologue Christian Bromberger, à moins d'un mois du début de la coupe du monde 1998 qui a eu lieu en France.Celui-ci s'est spécialisé sur un des sports les plus populaires dans le monde : le football, et il tente d'en voir la signification sociale.
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Il nous a ainsi expliqué, ce soir là, que le football est une « bagatelle sérieuse » car il comporte un important idéal démocratique. En effet, dans le football une belle naissance n'apporte rien, n'importe qui peut devenir un joueur important, selon son mérite, son travail et son talent (cf. Pelé, Ronaldo, Zidane...). Ce sport valorise le travail d'équipe, la solidarité... |
De plus, un match est captivant car aléatoire, la chance y tient une place importante (cf. l'incident des barres transversales en 1976). Il est d'ailleurs paradoxal que des sociétés méritocratiques comme les nôtres s'affrontent par l'intermédiaire d'un des sports les plus aléatoires qui soit.
Le football incarne donc une vision à la fois cohérente et contradictoire du monde contemporain. Il valorise le mérite individuel et collectif, mais aussi le rôle de la chance et de la tricherie. Il représente ainsi un monde discutable et donc vivable. En effet que serait une société où chacun aurait la certitude rationnelle d'occuper son rang ?
Le football est aussi un champ inépuisable de récits différents, il permet la communication entre les hommes.
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Pour en savoir plus sur le football et les ouvrages de Christian Bromberger :
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Liens Internet
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/BROMBERGER/10280.html : article de Ch. Bromberger sur les conséquences du football en Iran
http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n13a5.html : résumé du livre "ethnologie d'une passion : le match de foot"