Urgence climatique : Les élèves s'engagent pour une prise de conscience et des actions durables

29 Avril

URGENCE CLIMATIQUE : LES ÉLÈVES D’IMT MINES ALÈS S’ENGAGENT POUR UNE PRISE DE CONSCIENCE IMMÉDIATE ET DES ACTIONS DURABLES

En réponse au phénomène mondial des manifestations étudiantes pour le climat, les élèves d’IMT Mines Alès, soutenus par l’école, optent pour un mouvement de sensibilisation, de réflexion et d’action au long cours. Les thèmes de la conscience environnementale et écologique, de la citoyenneté et du développement durable y seront traités. Top départ vendredi 3 mai sur le site de Clavières avec la première Journée Ingénieur Citoyen… et responsable.

L’initiative est venue d’eux. Eux, ce sont des élèves ingénieurs d’IMT Mines Alès convaincus que l’urgence climatique existe et impose une mobilisation immédiate et durable. Que la conscience écologique et citoyenne n’est aujourd’hui plus une option mais une obligation. Que la lutte contre le dérèglement climatique et la destruction du vivant doit devenir la règle.
Réunis au sein d’un groupe baptisé Le Mouvement-IMT Mines Alès, ils ont donc proposé à l’école l’organisation d’une journée dédiée à ce thème. Leur objectif : mobiliser le maximum d’étudiants et l’école pour le développement durable et l’éthique écologique.
Aucune réticence du côté de l’école, toujours à l’écoute des initiatives des étudiants et déjà sensible à ces questions. Une journée complète, ouverte aux étudiants et au personnel, a donc été libérée des emplois du temps et son organisation confiée aux étudiants, en collaboration et sous la responsabilité de Michel Ferlut, directeur des études, et Thierry de Mazancourt, directeur général d’IMT Mines Alès. Pour Michel Ferlut, cette initiative des étudiants s’inscrit dans « une démarche éthique vraiment globale. La question de l’ingénieur citoyen est désormais une question centrale et il faut que les élèves prennent conscience des enjeux sociétaux de l’urgence climatique. Ils doivent - nous devons tous - se poser les bonnes questions ».

Pic pétrolier, Pacte finance-climat, états des forêts et des océans, accès à l’eau…

Vendredi 3 mai, de 10 heures à 17 heures, la Journée Ingénieur Citoyen, première du nom mais appelée à devenir récurrente, en est donc l’occasion. En matinée, après une présentation du contexte général (grèves et manifestations des étudiants pour le climat, appels et rapports des scientifiques), de la dynamique engagée par l’école et de la raison d’être du Mouvement-IMT Mines Alès, des groupes de cinq à dix élèves se réuniront autour d’un animateur pour travailler et échanger sur les thématiques retenues. Dont l’Écologie relationnelle, le Pic pétrolier, les Objectifs de développement durable (ODD), le Pacte finance-climat, le Scénario Négawatt ou encore l’État des océans, l’Accès à l’eau et la Croissance démographique… Recherche d’informations, synthèse, échanges et débats permettront à chacun des groupes de creuser la thématique, d’en mesurer les enjeux et de produire un point de vue livré en fin d’atelier lors d’une restitution globale.

Le premier jalon du Mouvement-IMT Mines Alès en faveur du développement durable.

Travail de groupe l’après-midi également autour des questions plus ciblées : « Notre formation d’ingénieur nous permet-elle d’appréhender correctement ces enjeux tant dans notre futur métier que dans notre rôle de citoyen ? », « Concrètement, que puis-je attendre de mon école d’ingénieur concernant ces enjeux ? » et, surtout, avant de clore cette première mobilisation : « Quelles suites donner à cette journée ? ». Car l’objectif des organisateurs est bien, au-delà des vertus de la sensibilisation au développement durable et de l’éveil des consciences écologiques et citoyennes, d’inscrire cette première journée dans un mouvement productif et durable. « Un des objets des manifestes étudiants en faveur du climat, c’est l’adaptation au territoire. Ici, l’école travaille avec et pour nous autour de ces enjeux. Nous nous sentons soutenus et en capacité de participer à l’élaboration de réponses concrètes, par l’action et la formation, à l’urgence climatique », confirme Sam Allier, élève en 2e année, Département Environnement, Énergie, Risques, et organisateur.

LE MOUVEMENT-IMT MINES ALÈS, ILS LE SUIVENT

Victor Dauchez, élève en 2e année
« Ce mouvement est nécessaire à l’accélération de la sensibilisation des étudiants sur le climat. Que ce projet soit relié ou non aux manifestations étudiantes qui ont lieu dans les rues n’est pas important pour moi. Ce qui est important, c’est ce qu’on veut dire en amphi devant les gens et de les faire réagir et prendre conscience de plusieurs choses : de la situation climatique actuelle ; de la vitesse à laquelle ça évolue ; du fait que si on attend les autres (gouvernements, industries...) pour bouger, il sera trop tard, parce que tout est bloqué partout par les lobbies. On doit donc agir nous-mêmes pour faire avancer les choses. Cette journée - et ce mouvement plus largement - permet de faire se questionner un public cultivé et consciencieux sur des enjeux d’une importance cruciale. »

Antoine Spanier, élève en 2e année
« Il fut un jour où je devais trouver ma voie, mon domaine, celui dans lequel j’allais exercer mes compétences. Pour me guider, j’ai cherché autour de moi, j’ai regardé le monde comme je le pouvais et j’ai cherché d’autres points de vue. Ce qui m’a alors frappé, c’est l’état réel de notre société. Comment imaginer un avenir où je pourrais exercer mes compétences alors qu’il apparaît que cet avenir n’a rien de certain. C’est pour cela que je m’engage aujourd’hui dans ce mouvement. Pour partager ce sentiment, comprendre que je ne suis pas le seul à le ressentir et aider ceux qui pensent encore qu’ils sont seuls. »